PROJET LEIA

La Mission

Le 9 septembre 2020, et en collaboration avec le Musée Archéologique de Cologne ainsi que l’Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique, notre équipe s’est consacrée à un énigmatique chevalet de lyre découvert au XIXème sciècle dans une sépulture mérovingienne. Les relevés ont été réalisé grâce à des techniques de nouvelle génération (numérisation 3D, Photogrammétrie, vibrométrie laser etc). Grâce à cette étude, cet objet rarissime a pu être reconstitué grâce à l’archéologie expérimentale et être soumis à l’essai avec un instrument reconstitué en collaboration avec le Centre International des Musiques Médiévales, en lien avec l’Université Paul Valéry de Montpellier III. La reconstitution du chevalet et de la Lyre de Cologne ont été l’axe central de la composition de la bande originale de l’exposition du Musée Royal de Mariemont -Le Monde de Clovis, permettant aux publics de renouer avec un son perdu depuis quatorze siècles.


La Problématique

Ce chevalet fut découvert à Concevreux au cours du XIXème Siècle et se trouve aujourd’hui conservé dans les collections du musée archéologique de Cologne. À ce jour, bien que certaines études mentionnent sont existence, aucune étude n’a été consacrée à ce remarquable et rarissime objet.

L’enjeu de cette nouvelle mission du PIRAE est de consacrer une étude complète à cet artefact méconnu grâce aux nouvelles technologies porteuses d’innovations et à l’archéologie expérimentale.

Notre méthologie a permis une série de relevés non destructifs révélant les propriétés mécaniques, massiques et électriques de l’objet.

Notre approche pluridisciplinaire permettra, nous l’espérons, de faire avancer l’état des recherches et d’offrir au grand public comme aux professionnels, une meilleurs compréhension des coutumes musicales de l’époque mérovingienne.

La Méthode

Numérisation 3D

Cette méthode permet de créer une copie numérique d’un objet en utilisant un scanner. Cela permet dans un premier temps d’enrichir les bases de données numériques facilitant le travail à des chercheurs et des étudiants du monde entier. Le document 3D permet une conservation numérique de la géométrie, voire de la couleur, s’il est couplé à une photogrammétrie, ce qui se révèle précieux lorsque certains artéfacts viennent à se dégrader (naturellement, vandalisme, etc.) ou à subir un vol ou une perte. Aussi, le document 3D ouvre de nombreuses perspectives sur le terrain de la médiation par la création de musées virtuels en ligne, de modules de médiations technologiques de type holographiques ou la reproduction de facsimilé. Ici, la numérisation sera réalisée par le scanner Artec™ Spider et permettra de capter la géométrie de l’objet, indispensable à notre étude.

Vibrométrie Laser

La vibrométrie laser permet de mesurer sans contact les vibrations à la surface d’un objet.Une analyse permet alors de déterminer quels sont les modes de résonance de la structure, c’est-à-dire des façons bien particulières de vibrer en fonction de la fréquence. Conjuguées à la numérisation 3D et aux simulations, cette approche permet d’identifier les propriétés mécaniques (rigidité, amortissement) de l’objet.

Conductimétrie

Étudier les propriétés électriques de l’objet a permis d’obtenir davantage d’informations. La résistance électrique de l’objet étant aussi un témoin de sa nature.Cela permet d’évaluer la composition de l’objet de façon non destructive afin d’aider le travail de reconstitution en étant au plus proche des matières utilisées et de leurs proportions.

Reconstitution du Chevalet

Nous avons choisi de reproduire le chevalet en alliage de bronze, dans les proportions identifées grâce à notre étude.Afin de rester au plus proche de la réalité historique, nous avons fait appel à l’archéologie expérimentale en utilisant un procédé contemporain de la période mérovingienne : la fonte à cire perdu. Pour ce faire, nous avons reproduit une matrice à l’identique du chevalet de Concevreux en polyamide (nylon) à partir du document produit par la numérisation 3D et grâce au frittage selectif laser.Ce procédé d’impression 3D se fait couche par couche par frittage de poudre. Un rouleau balaie le bac d’impression pour déposer une fine couche de poudre de polyamide puis le laser de l’imprimante 3D soude les grains de poudre qui vont former l’objet en les chauffant sans mener jusqu’à la fusion. Le processus est répété jusqu’à l’obtention d’un bloc de poudre, au sein duquel se trouve chevalet de Concevreux fidèlement reproduit.

L’ÉQUIPE

Les Partenaires

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